RT @OdE_CNES: Carte interactive des musées participants à la nuit européenne des musées le 19 mai: http://t.co/cGVF0m7r #NDM12 via @maisonhistoire

Depuis l'Egypte antique en passant par l'avènement de la civilisation Dogon au Mali, l'histoire de l'Afrique a toujours été imprégnée par l'astronomie. Ainsi, les africains n'ont pas été en marge de la pratique de la première des sciences.
Toutefois, force est de constater aujourd'hui, que notre continent est à la traîne dans le domaine de la recherche astronomique et plus encore les africains ne s'intéressent pas du tout à l'astronomie. Pour certains, c'est une perte de temps que d'étudier les astres pendant que la faim sévit sur le continent africain.
Mais à la réalité, les africains sont fascinés par les astres sauf qu’ils n’ont pas les moyens d’exprimer leur passion. Je vais vous raconter l’histoire d’une petite chambre dans une cité universitaire, au Campus de Cocody à Abidjan (Côte d’Ivoire) transformée en "observatoire astronomique".
Tout commence par des Celestron Firstcope offert par EURASTRO dans le cadre des Galilean Nights. A la fin des Nuits de Galilées, j’ai offert l’un de ces télescopes bien qu’aux capacités moyennes à un des membres d’IVOIR’ASTRO qui réside sur le Campus universitaire de Cocody, Monsieur Alladé Emile pour ses séances d’observations.
Les voisins de palier intrigués par ce petit appareil ont vite fait de venir eux aussi participer aux séances d’observations lunaires. En quelques jours ce sont les habitants du bâtiment entier qui ont accourus pour découvrir de leurs propres yeux et de près notre seul satellite naturel. On pouvait lire sur le visage de certains une certaine satisfaction, pour d’autres c’était l’occasion de faire montre de leur savoir en énonçant des théories apprises sur les bancs des classes.
De jour en jour le « fameux » observatoire de la Chambre 73, recevait de plus en plus de monde. Ils viennent des autres bâtiments tous curieux de voir ce qu’ils n’avaient pas vu depuis leur naissance. D’autres comme une petite collégienne dont je me souviens ont trouvé leur vocation dans le fameux Observatoire de la chambre 73; elle m’a dit : « quand je serai grande, je serai astronome ».
Je voulais juste vous faire partager cette petite histoire pour contredire tous ceux qui pensent que l’astronomie amateur ou même professionnelle n’intéresse pas les africains. Il suffit tout simplement de leur mettre un télescope sous les yeux et vous verrez qu’en quelques minutes vous aurez toute une communauté astronomique autour de vous.
Alexandre Koffi
Source: Le Blog d'Eurastro http://eurastro.blogspot.com/
Le Calendrier Egyptien
Le calendrier de l’Égypte antique, (également appelé Calendrier Nilotique) etait axé autour des fluctuations du Nil et avait comme but premier la régulation de l’agriculture au cours de l’année. Les égyptiens définissaient d’ailleurs l’année comme « le temps nécessaire pour une récolte » et le hiéroglyphe qui la représentait était composé d’une jeune pousse et d’un bourgeon.
Les égyptiens utilisèrent d’abord un système basé sur les phases réelles de la Lune, mais supplantèrent rapidement ce système par un système arbitraire utilisant des mois civils, et divisant l’année en 3 saisons basées sur la crue du Nil et ses impacts sur l’environnement :
Le Calendrier Egyptien se présentait comme tel :
La journée est divisée en deux parties de douze heures. Les heures ne sont pas forcément de même durée, étant donné que nous retrouvons les heures de nuit et les heures de jour.
L'année (rnpt) est divisée en 12 mois (abd) de 30 jours (htw).
Les mois sont divisés en 3 semaines de 10 jours .
Ce qui nous donne 360 jours, les cinq jours restants sont appelés "épagomènes" (hryw rnpt) littéralement "ceux qui sont au dessus de l'année".
Dans la cosmologie égyptienne ces cinq jours représentent la naissance des cinq enfants de Geb et Nout : Osiris, Horus, Seth, Isis et Nephthys
L'astronomie égyptienne
- Situation
- Les sources
- Le calendrier égyptien
- Exercice
- Conclusion
Situation
Cadre géographique
La civilisation égyptienne s'est déployée le long des 100 derniers kilomètres du Nil.
La Haute et la Moyenne Égypte (de la première cataracte jusqu'au delta) est une vallée très étroite bordée par le désert. À 150 km de la côte méditerranéenne, le Nil se divise en plusieurs branches et forme un delta. C'est la Basse-Égypte.
À la différence de la Mésopotamie (qui est un espace ouvert aux brassages culturels, fragmenté en de nombreuses zones d'influences politiques), l'Égypte est un espace refermé sur lui-même.
Panorama historique
Narmer (au IIIème millénaire) paraît être le fondateur de l'Égypte pharaonique. La résidence royale se situe à Thinis. (d'où le nom d'époque Thinite). L'Ancien Empire lui succède sans heurt particulier. C'est l'époque où l'on construit les pyramides de Saqqara et de Giza.
Après des luttes intestines, l'aube du IIème millénaire marque l'avènement d'une Égypte très puissante : c'est le Moyen Empire. Il s'agit de la période la plus féconde : des documents scientifiques importants sont produits à cette époque (en particulier le Papyrus Rhind, qui est un texte mathématique majeur, mais aussi des documents traitant de la médecine). À la fin du Ier millénaire, les grandes dynasties royales du Nouvel Empire émergent (Séti Ier , Ramsès II, Ramsès III). À partir du Ier millénaire, et jusqu'à la conquête d'Alexandre le Grand en 333 av. J.C., s'ouvre une période de troubles et d'instabilité. Finalement, après avoir été gouvernée par les rois macédoniens pendant trois siècles, l'Égypte passe sous la domination de l'Empire romain en 30 av. J.C.
Les sources
En ce qui concerne l'astronomie Égyptienne, on ne dispose pas des mêmes sources que pour les autres sciences. Il n'y a pas d'équivalent des papyrus mathématiques et médicaux. On peut toutefois se référer aux monuments funéraires ou aux calendriers qui décorent les sarcophages. Ce n'est qu'à la fin de l'histoire de l'Égypte que des textes écrits sur papyrus nous renseignent sur les connaissances astronomiques des Egyptiens (notamment le papyrus Carlsberg 9 qui décrit une méthode de détermination des phases de la Lune).
Cosmologie égyptienne
La cosmologie égyptienne, comme la cosmologie mésopotamienne, est mythique. Pour les Égyptiens, le ciel est une sorte de plafond solide, sur lequel roulent les eaux mystérieuses qui enserrent la terre de toutes parts. Lorsque le dieu Shou soulève le plafond, le Nil coule au sommet des montagnes et c'est sur ce fleuve céleste que flottent les planètes et généralement tous les astres qui ont un lever et un coucher visibles dans la vallée. Les étoiles fixes sont représentées par des lampes suspendues au plafond de fer. Bien sûr, on est ici très loin d'une cosmologie scientifique. Les structures du monde sont purement mythiques. Il n'y a pas de souci d'une explication rationnelle, ni même de recherche d'éventuelles analogies avec l'expérience physique courante.

|
Représentation d'une éclipse à l'époque de l'égypte antique, dans un ouvrage du 18ème siècle (Scientia Eclipsium, 1747)
Crédit : Bibliothèque de l'Observatoire de Paris
|
L’astronomie de l’Egypte ancienne
L’astronomie de l’Egypte ancienne
Si seulement la Bibliothèque d’Alexandrie avait résisté aux guerres et aux conquêtes ! Malheureusement, nos connaissances sur l’astronomie de l’Egypte ancienne sont très limitées et nous viennent de rares papyrus ainsi que de quelques inscriptions sur des tombes ou des temples.
L’astronomie avait une très grande importance pour la civilisation égyptienne, tant d’un point de vue religieux que dans l’organisation de la vie de tous les jours, en particulier dans la mesure du temps.

|
Dans la mythologie égyptienne, la déesse Nout représente le ciel, Shou l’air et Geb la terre. Cette image montre une partie du papyrus Greenfield (1025 avant notre ère) où l’on voit le corps de Nout, tenu en place par Shou, et celui de Geb, au sol. Crédit : British Museum |
Une année solaire de 365 jours
Du fait de la révolution annuelle de la Terre autour du Soleil, la position apparente de notre étoile par rapport à la voûte céleste se déplace lentement vers l’est au cours de l’année. Par conséquent, chaque matin, de nouvelles étoiles qui étaient auparavant perdues dans les lueurs de l’aube deviennent visibles à l’horizon juste avant le lever du Soleil. On appelle cette première apparition dans l’année le lever héliaque (du mot grec pour le Soleil : helios).
A l’époque de l’Egypte ancienne, La crue du Nil se produisait tous les ans autour du 19 juillet. Pure coïncidence, c’est aussi à cette époque que l’étoile la plus brillante du ciel, Sirius, appelée Sothis en grec et Sopdet en égyptien, avait son lever héliaque et faisait donc sa première apparition de l’année. Comme la crue du Nil allait fertiliser les terres et nourrir le peuple, l’observation du lever héliaque de Sirius, et plus généralement du ciel nocturne, devint un élément essentiel de la civilisation égyptienne.
En basant leur mesure du temps sur le mouvement apparent du Soleil, plutôt que sur les cycles de la Lune, les Egyptiens inventèrent le calendrier solaire. Comme le lever héliaque de Sirius se produisait approximativement tous les 365 jours et nuits, ils divisèrent l’année en 365 jours. Comme le cycle de la Lune durait à peu près 30 jours et nuits, ils divisèrent l’année en 12 mois de 30 jours, chaque mois étant encore divisé en trois décades de 10 jours.
Enfin, pour arriver à un total de 365, ils ajoutèrent cinq jours supplémentaires, appelés les jours épagomènes, qui devinrent des jours de célébration des dieux Osiris, Seth, Isis, Nephtys et Horus.
Introduction à l'astronomie en Egypte ancienne
astrDans la continuité de leurs ancêtres du Néolithique, les anciens égyptiens édifièrent des monuments de pierre dont certains présentent, aujourd'hui encore, une orientation astronomique particulière. Telles les pyramides de l'Ancien Empire dont les vestiges parsèment la rive occidentale du Nil. Sur les parois internes des plus tardives d'entre elles ont été gravés des textes - les fameux Textes des Pyramides - au sein desquels apparaissent, pour la première fois, les noms d'étoiles et de constellations : spd, s#h, ... Une imagerie leur est associée, leur succession à l'est du ciel nous est contée, sur l'intérieur du couvercle de sarcophages datant de la fin de la Première Période Intermédaire et du Moyen Empire. La forme de quelques constellations peuplant le ciel de l'Egypte ancienne, les appellations des divinités auxquelles elles sont associées, figurent quant à elles au plafond de divers temples et tombes du Nouvel Empire (Senenmout, Séthi I, Ramasseum, ...) à l'Epoque Ptolémaïque. De mème, la succession des cycles solaire et stellaire, la symbolique entourant le lever du Soleil sur la Terre d'Egypte, ...

Tout comme la déesse du ciel, Nout, donnait chaque matin naissance à l'astre du jour, elle donnait naissance aux étoiles à leur heure, soulignent divers passages du Livre de Nout et du Texte Dramatique dont le Papyrus Carlsberg I constitue une copie tardive. Leur sortie de la Douat, après qu'elles soient demeurées invisibles plusieurs semaines, était assimilée à une véritable renaissance et donnait lieu à des festivités. Celle de l'étoile Sirius notamment, l'étoile la plus brillante du ciel, dont divers écrits (papyrus El-Lahoun, calendrier Ebers, texte de fondation du temple d'Hathor à Dendérah, ...) mentionnent la survenue du lever héliaque dans le passé de l'Egypte .

